Les habitant.e.s de la ferme

La mésange bleue

La Mésange bleue est un petit oiseau très actif et très agile : sans cesse en mouvement à la recherche de sa nourriture, elle a une façon bien à elle d’évoluer d’une branche à l’autre . Grâce à ses doigts griffus, elle se livre à de véritables acrobaties, très impressionnantes : elle n’hésite pas à se laisser pendre la tête en bas pour explorer du bec bourgeons et fructifications.

Et attention… Car malgré sa petite taille, c’est une sacrée bagarreuse !  Fort agressive envers les intrus de même taille qui lui font concurrence, la castagne ne lui fait pas peur, mais alors pas du tout du tout ! Bon… courageuse mais pas téméraire quand même, elle se fait plus discrète si l’indésirable est plus costaud. Ben quoi ?? Pas vous ??

Et donc, à la belle saison, notre Mésange bleue picore de-ci de-là moulte insectes. Elle se régale de chenilles de papillons, surtout au moment de l’élevage des jeunes. De vrais bonbons que ces petites chenilles toute dodues, vous ne trouvez pas ? Quoi, vous n’avez jamais essayé ?? Vous ne savez pas ce que vous ratez, foi de mésange !

C’est d’ailleurs une grande amie de Sacha, le dernier arrivé dans le coin, une espèce de grande bestiole à deux pattes qui bichonne ses plantes en regardant les pucerons de travers. Eh oui, bonne nouvelle pour les jardiners et jardinières :  cette brave petite mésange adooooore les pucerons !

Puis, plus tard dans la saison, une fois les jeunes partis vivre leur vie (ouf, c’était fatigant de nourrir ces petits ogres !!),  la Mésange bleue se la joue collectif : avec d’autres mésanges, des grimpereaux et des roitelets, elle vagabonde en bande en quête de nourriture. Le collectif, c’est tellement plus efficace pour repérer les prédateurs et pour trouver sa pitance quotidienne !  La bande commence par explorer la forêt puis, au fur et à mesure que le froid gagne, elle se rapproche de la ville. Eh oui, du côté des humains, il y en a de la nourriture qui traîne, surtout du côté des mangeoires que certains installent dans leur  jardin : buffet à volonté, graisse et graines à gogo !

Mais en respectant le protocole, car ça ne rigole pas entre mésanges, ce n’est pas parce qu’on vit en bande que c’est le grand n’importe quoi. Non non, gare à l’insolent qui oublierait la hiérarchie : le couple dominant va se servir d’abord, puis laissera les jeunes de l’année et les quelques adultes célibataires qui l’accompagnent se sustenter.

Jusqu’au printemps suivant !